Les artistes portent la voie du déraisonnable et emportent l’esprit collectif vers le haut.
Outre son rôle de témoignage l’art nous force à réfléchir, et offre de nouvelles perspectives.
Quelques expositions de cette saison permettent de reposer la question de cette responsabilité, lourde de portée pour les artiste de 2025. Un créateur n’est pas un produit dont la légende attachante attirerait le chaland, sa responsabilité est de prendre tous les risques. L’art véritable ne participe pas au façonnement des identités sociales ou morales de la société. L’art ne doit rien au beau et à l’idée de plaire à son observateur, mais il doit insinuer une influence plus vaste sur notre vision du monde. Il nous aide à surmonter les bassesses d’une époque et entrevoir notre seule grandeur : la civilisation. A propos de "Enfin silhouette affinée jusqu'à la taille" 1966 Bernard Rancillac déclarait : « Mon travail consiste à faire dire aux photographies ce que je veux qu'elles disent, en les démontant. Il y a opposition de deux images. Il s'agit de rendre visible l'idée que la réalité est contradictoire. Dans les magazines, on regarde des publicités ou des reportages mondains et, à la page suivante, on voit des scènes de torture. Le lecteur passe de l'un à l'autre, tout lui paraît vrai, exact et crédible. »
Vous aurez raison d'être déraisonnables à votre tour en allant voir de l'art dégénéré, et ainsi faire un pied de nez aux grincheux !